Rudhyar

Rudhyar dans son jardin de Palo Alto (1984, photo Samuel Djian-Gutenberg)

Lorsque j'ai rencontré l'oeuvre de Rudhyar, en 1978, j'ai été transporté d'enthousiasme, comme je le raconte par ailleurs, tant tout ce qu&aposil avait écrit entrait en résonance profonde avec ma quête de toujours. Germaine Holley, qui m'avait fait découvrir Rudhyar, me dit un jour : "Vous devriez lui écrire, il sera heureux de savoir qu'il y a un français qui s’intéresse à son travail« . Et elle me donna son adresse. J’ai d’abord hésité. Je me suis dit : « Tu ne vas quand même pas importuner un vieux monsieur qui doit être bien assailli par ailleurs ». Je me rappelai aussi de ce qu’avait dit Henry Miller de ses admirateurs qui avaient fini par l’envahir et qu’il était obligé de fuir pour préserver un peu de son intimité. Je fis part de mes hésitations à Germaine Holley qui m’encouragea tout de même à le contacter. « Vous savez » me dit-elle, « un écrivain, un penseur, a besoin de savoir qu’il est reconnu, que son œuvre est utile aux autres. Écrivez-lui, je suis sûr que cela lui fera plaisir« . Finalement, je me décidais et je profitais des fêtes de fin d’année pour lui envoyer une carte de vœux tout en lui exprimant ma reconnaissance autant que mon enthousiasme. A ma grande surprise, il me répondit et une correspondance s’établit entre nous qui ne fut interrompue que par son départ vers d’autres cieux.

En 1981-82, je décidais de quitter Paris pour aller passer quelques temps près de Rudhyar et avoir un contact direct avec lui comme le font, dans le yoga, les disciples avec leur maître. Avec ma première femme, nous nous installâmes dans une petite ville de la Peninsula, à environ trois quart d’heure au sud de San Francisco. Rudhyar et Leyla Rael habitaient encore un peu plus au sud, à Palo Alto. Les Rudhyar nous donnèrent de la vaisselle et différents objets pour nous aider à nous installer. J’allais régulièrement chez eux, chaque matin, pour travailler avec Rudhyar.

Durant cette période, vivant l’instant présent, il ne m’est jamais venu à l’esprit d’accumuler des reliques du grand homme en prévision des générations futures d’astrologues ou de chercheurs qui découvriraient Rudhyar. Pour cette raison, je n’ai que très peu de photos avec lui. Mais, finalement, ce n’est pas très important. Désirant partager ce qui m’unit à Rudhyar depuis tant d’année avec celles et ceux qui aujourd’hui le reconnaissent, j’ai pensé qu’il serait intéressant de publier sur le site différents documents qui pourraient éclairer la genèse d’une relation entre un maître et son disciple: échange de lettres, informations, etc. Cela aidera aussi à mieux comprendre qui était Rudhyar.

A un certain moment de sa vie, au début des années 60, dans une période de transition dans sa vie, Rudhyar a passé de nombreux mois en France et en Suisse. C’est à ce moment-là qu’il traduisit lui-même un livre génial qu’il avait écrit « Fire out of the Stone » qui devint, en français, « Le Roc enflammé ». A Paris, il a eu un petit groupe auquel il a donné des cours d’astrologie humaniste. Ce qui prouve, en passant, qu’un certain nombre de personnes connaissaient son existence avant qu’elle ne soit révélée plus largement en France à partir de 1978. Pour préparer ces cours, Rudhyar avait un petit carnet dans lequel ils posaient un certain nombre d’idées et de points de repères. Parmi les documents qu’il me donna pour me servir de support à mes propres cours, figurent des photocopies de ces carnets que j’ai décidé de mettre en ligne également. Internet se prête à merveille à ce genre de diffusion. Nul doute que si Rudhyar avait connu ce fabuleux media de son vivant, il l’aurait utilisé. Vu sous cet angle, Internet participe aussi à la « planétarisation de la conscience » dont Rudhyar parlait dans l’ouvrage du même nom.

C’est dans cet esprit que les documents suivants (sous format pdf) sont mis à la disposition du grand public:

Samuel

Pour une compréhension plus approfondie de l’influence de Rudhyar sur Samuel Djian-Gutenberg, lire la page Dane Rudhyar (ou sous forme de document pdf).